La Plume De L'Islam
 

 

 
 
 

الإمام موفق الدين عبد الله بن أحمد بن محمد بن قدامة المقدسي : مختصر منهاج القاصدين


LE DEUXIEME QUART

Les coutumes et les habitudes

Le livre des règles relatives aux moyens d'existence et de l'acquisition des biens

 

L'accès auprès des princes injustes en vertu d'une excuse

Si le visiteur parvient à éviter tout ce que nous avons indiqué, ce qui constitue une performance presque impossible, il ne saura se mettre à l'abri d'une corruption qui guette son cœur en voyant le luxe dans lequel ils vivent et en méprisant les bienfaits divins en sa faveur. En plus, il risque de faire de son attitude un modèle auquel d'autres se conformeront, ce qui ne fait que perpétuer la domination des tyrans.

On rapporte que Sa'îd ibn al-Musayyib a été invité à prêter allégeance à al-Walîd et à Sulaymân, les deux fils du calife omeyyade 'Abdu l-Malik. Il a répondu ceci :
- « Je ne prêterai pas allégeance tant que les nuits se succéderont aux jours. »
On lui a dit : « Tu peux entrer par cette porte et sortir par une autre. »
Il a répondu : « Non, par Allah ! Personne ne se conformera à mon attitude ».
Ainsi, pour son refus, on lui a administré cent coups et on lui a fait porter des bures.

Donc, en raison de ce que nous avons indiqué, il n'est permis d'accéder auprès des princes tyrans que si l'on a l'une des deux excuses suivantes.

L'une d'elle est la contrainte de leur part dont on craint les dommages si on s'y oppose.

L'autre est celle d'accéder auprès d'eux pour faire cesser une injustice que subit un musulman. Ceci est permis à condition que celui qui l'effectue ne mente pas, ne vante pas les princes et n'omet pas un conseil s'il pense qu'il sera accepté. Voilà ce qui est exigé pour accéder auprès d'eux.

Dans le cas où c'est le prince qui rend visite au fidèle. Celui-ci est tenu de le saluer. Quant au fait de se lever pour lui et de l'honorer, il n'est pas interdit en échange de l'honneur qu'il fait au fidèle en lui rendant visite. En effet, en honorant la science et la foi, il mérite d'être loué, au même titre qu'en exerçant la tyrannie, il mérite d'être blâmé.

Si le prince entre seul chez le fidèle et que ce dernier estime qu'il convient de se lever pour glorifier la foi, il faut le faire, et s'il entre chez lui avec sa suite, le respect dû aux gouvernants devant les gouvernés s'impose dans ce genre de situation et il est bon de se lever pour lui en ayant cette intention. Néanmoins, si le fidèle sait que cela ne génère pas la corruption chez les gouvernés et qu'il ne risque pas de s'exposer à la colère du prince, il convient de s'abstenir de se lever pour l'honorer. Il doit ensuite le conseiller et lui faire connaître le caractère illicite de sa conduite s'il commet involontairement des actes interdits.

Quant à l'informer de l'interdiction de l'injustice et de la consommation de l'alcool, cela est inutile. Il doit plutôt lui faire craindre la tentation de succomber aux péchés tant qu'il croit que le fait de lui faire peur touche son cœur.

Il doit aussi lui indiquer l'intérêt commun et lui faire connaître les possibilités que permet la loi religieuse pour réaliser ses objectifs dans le cadre de l'exercice de ses fonctions.

Il y a également un troisième cas qui consiste à s'abstenir de fréquenter les princes pour ne plus les voir. Il faut dire que la préservation réside dans cette attitude. Ensuite il convient de croire à la haine qu'il ressent contre eux en raison de leur tyrannie pour ne plus désirer leur rencontre, faire leur éloge, s'enquérir de leur situation, se rapprocher de ceux qui les fréquentent ou regretter ce qu'il rate pour les avoir quittés. Un ancien pieux disait : « Il n'y a qu'un seul jour entre moi et les rois : un jour déjà passé dont ils ne retrouvent plus son plaisir, or nous sommes tous les deux effrayés par ce qui nous attend demain. Donc ce n'est qu'une affaire d'un jour et que peut contenir un jour ? »

Il reste le cas suivant : si le prince t'envoie de l'argent pour le distribuer aux pauvres, et tu sais que cet argent appartient à quelqu'un en particulier, il ne convient pas de l'accepter. Et si cet argent n'appartient pas à quelqu'un de connu il convient de le donner en aumône, comme il a été indiqué et de le distribuer aux pauvres.

Du reste, certains savants ont refusé d'accepter ce genre de dons. Et si la plupart des biens des princes est illicite, il est interdit de traiter avec eux ou de regarder ce qu'ils construisent comme digues, mosquées et canaux d'irrigation : si les matériaux qui ont permis leur édification appartiennent à un particulier, il ne convient de les utiliser qu'en cas de nécessité.

En revanche, si leur propriétaire est un inconnu, il est permis de les utiliser même si le scrupule commande de s'en abstenir.

Allah est Plus Savant.

 


 مختصر منهاج القاصدين
مختصر منهاج القاصدين

صر لتلخيص كتاب منهاج القاصدين لابن الجوزي الذي هوتلخيص لكتاب الإحياء للغزالي، فكان تلخيصاً مفيداً يرشد الطالب ويوضح المقصود ويفي بالغرض المأمول يشمل جانباً من العبادات والعادات والمكاسب والإصلاح الاجتماعي والعقيدة والأخلاق  والتاريخ وسعة رحمة الله تعالى، كما يتحدث عن المهلكات والمنجيات

Revivification de la spiritualité musulmane
Revivification de la spiritualité musulmane

Revivification de la Spiritualité Musulmane [ Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn ] - Ihyâ 'Ulûm al-Dîn de Ghazâlî réécrit par Ibn Qudâma al-Maqdisî pour le rendre encore plus accessible.


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