La Plume De L'Islam
 

 

 
 
 

الإمام موفق الدين عبد الله بن أحمد بن محمد بن قدامة المقدسي : مختصر منهاج القاصدين


LE DEUXIEME QUART
Les coutumes et les habitudes

Le livre des règles de la compagnie, de la fraternité, de la cohabitation avec les créatures

Le droit du musulman, des proches, des voisins etc..

Parmi les droits du musulman, il y a ceux qui consistent à le saluer en le croisant, à répondre à son invitation, à lui souhaiter la miséricorde lorsqu'il éternue, à lui rendre visite s'il tombe malade, à assister à ses funérailles s'il meurt, à respecter son serment, à le conseiller s'il demande conseil, à le préserver pendant son absence, à aimer pour lui ce que tu aimerais pour toi-même et à détester pour lui ce que tu détesterais pour toi-même. Tout ceci est, du reste, transmis par les traditions.

Il y a également ceux qui consistent à ne nuire à aucun musulman par des actes ou des paroles, à être humble avec les musulmans sans s'enorgueillir devant eux, à ne pas écouter ce que les uns colportent contre les autres, à ne pas transmettre aux uns ce que tu as entendu chez les autres et à ne pas aller au-delà de trois jours lorsque tu romps avec l'un d'eux en raison du Hadîth célèbre en ce sens. Il existe, d'ailleurs, un autre Hadîth rapporté par Abu Hurayra - رضي الله عنه - où le Prophète - صلى الله عليه و سلم - dit :
« II n'est pas licite pour un croyant de rompre avec un croyant au-delà de trois jours. S'il le croise au bout de trois jours il doit le saluer. Si l'autre répond à la salutation, ils se partagent tous les deux la récompense. Si l'autre croyant ne répond pas, le premier s'affranchit de cette rupture ».

Sache également que cette rupture porte sur ce qui est relatif au bas-monde. Pour ce qui est du droit qu'exigé la foi, la rupture des liens avec les adeptes des innovations blâmables et des égarements doit durer tant qu'ils ne manifestent pas la repentance et le retour à la vérité.

Ces droits consistent aussi à faire du bien aux musulmans dans la mesure du possible, à ne pas entrer chez l'un d'eux sans son autorisation et à demander trois fois la permission d' entrer et si on la refuse, de partir.

Ces droits impliquent également de traiter les gens avec bonté en traitant chacun selon ses dispositions et ses aptitudes, car si l'on accueille l'ignorant avec la science, le négligent avec le fiqh et l'idiot avec l'éloquence, on risque de gêner et d'être gêné.

Ces droits consistent également à respecter le vieillard, à prendre en miséricorde les enfants, à avoir un visage réjoui avec toutes les créatures, à honorer la promesse vis à vis d'eux, à être juste et équitable avec les gens même si c'est à ses propres dépens et à ne leur apporter que ce que le fidèle aime qu'on lui rapporte. Al-Hasan - رضي الله عنه - a dit : « Allah - تعالى - a révélé à Adam - que la Paix soit sur lui — quatre paroles et lui a dit : elles renferment le tout de l'affaire pour toi et ta descendance : une est pour Moi, une est pour toi, une entre Moi et toi et une entre toi et les Créatures. Celle qui est pour Moi consiste à M'adorer et à ne rien M'associer. Celle qui est pour toi c'est ton œuvre pour laquelle Je te récompense et dont tu as le plus besoin. Celle qui est entre Moi et toi, c'est qu'à toi incombe l'invocation et à Moi l'exaucement. Quant à celle qui est entre toi et les Créatures, elle consiste à leur tenir compagnie comme tu aimerais qu'elles te tiennent compagnie. »

Ils consistent aussi à avoir plus de respect pour les gens de grande notoriété, à réconcilier les musulmans et à préserver leurs nudités.

Sache également que celui qui médite sur la préservation d'Allah - تعالى - pour les pécheurs dans le bas-monde, se conforme à Sa bienveillance. En effet, Dieu a exigé en matière de témoignage contre la fornication, qu'il y ait quatre témoins intègres qui attestent avoir vu et assisté directement à l'accomplissement de l'acte sexuel. Ce qui est extrêmement rare, si ce n'est pas impossible. Aussi au vu des effets de Sa générosité dans le bas-monde, on espère cela de Lui dans la vie future.

Ces droits consistent également à éviter pour le fidèle les lieux qui favorisent l'accusation, pour éviter aux cœurs des gens de le suspecter et à leurs langues de médire de lui.

Ils consistent également à commencer par saluer chaque musulman avant que ce dernier ne lui adresse la parole et à lui serrer la main, car c'est ce qui est recommandé par la Sunna. En effet, on rapporte, d'après Anas - رضي الله عنه - que le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a dit :
« Chaque fois que deux musulmans se croisent en chemin et qu'ils se serrent la main, il sied à Allah - تعالى - d'être témoin de leur invocation et de leur pardonner avant qu'ils se séparent ».
Il est dit dans un autre Hadîth :
« Lorsque le croyant serre la main à un autre croyant, cent miséricordes descendent sur eux, dont quatre-vingt dix-neuf pour celui qui est le plus souriant et qui a le meilleur caractère ». Cela dit, il n'y a pas de mal à baiser la main de celui qui a une grande notoriété dans la religion et à s'embrasser. Quant à tenir les étriers par respect pour les savants, Ibn Abbâs l'avait fait à l'égard de Zayd ibn Thâbit - رضي الله عنه -. De même, il est bon de se lever pour les gens de grand mérite, mais il est interdit de s'incliner devant quiconque.

Ces droits consistent pour le fidèle à protéger l'honneur de son frère la foi ainsi que sa personne et ses biens contre les atteintes d'autrui, à lutter pour lui et à faire triompher sa cause. De même, lorsque ce frère subit un malheur, il faut le ménager et le soutenir, conformément au Hadîth rapporté par 'Âisha - رضي الله عنها -. Du reste Muhammad ibn al-Hanafiyya disait : « Celui qui ne fréquente pas avec bonté un homme dont il ne peut échapper à sa fréquentation jusqu'à ce qu' Allah - تعالى - lui procure une issue favorable n'est pas sage. »

Ces droits consistent à éviter la fréquentation des riches, à se mêler aux pauvres, à être bon envers les orphelins et à visiter les malades. D'ailleurs, les règles que le visiteur doit suivre consistent à mettre sa main sur le malade, à s'enquérir de son état, à ne pas rester trop longtemps à son chevet, à lui montrer de la douceur, à lui souhaiter le bon rétablissement et à fermer les yeux sur le désordre qui peut exister sur les lieux. De même, il est recommandé pour le malade de faire ce qui est rapporté chez Muslim d'après le Hadîth transmis par Othmân ibn Abî al-'As - رضي الله عنه -. En effet, ce dernier s'est plaint à l'Envoyé de Dieu - صلى الله عليه و سلم - d'un mal dans son corps qu'il ressentait depuis qu'il avait embrassé l'Islam. L'Envoyé de Dieu - صلى الله عليه و سلم - lui dit ceci :
« Mets ta main sur l'endroit de ton corps qui te fait mal puis répète trois fois : Au Nom d'Allah. Ensuite répète sept fois cette formule : je cherche refuge auprès de La Gloire et de la Toute-Puissance d'Allah contre le mal de ce que je ressens et j'appréhende ». Cela dit les règles que le malade est tenu d'observer tiennent en ceci : la patience, l'absence de plainte et d'angoisse, le recours à l'invocation et le fait de s'en remettre en toute confiance à Allah - تعالى - ».

Ces droits consistent aussi à assister aux funérailles des musulmans et à visiter leurs tombes, car le but de participer aux funérailles réside dans le fait de s'acquitter d'un droit à l'égard des musulmans et dans l'édification ; al-A'mash disait : « Nous assistions aux funérailles et nous ne savions pas à qui nous devions présenter nos condoléances tellement tout le monde était triste. » De même la visite des tombes a pour but l'invocation, l'édification et l'adoucissement des cœurs.

Les règles relatives à la participation aux funérailles consistent à marcher, à observer le recueillement, à éviter les conversations, à regarder la dépouille du mort, à réfléchir à la mort et à s'y préparer.


Pour ce qui est des droits du voisin, sache que le voisinage implique un droit au-delà de ce qu'exigé la fraternité en Islam. Ainsi le voisin mérite ce que mérite tout musulman et même plus. En effet, il est rapporté dans le Hadîth : « II y a trois sortes de voisins : un voisin qui jouit d'un seul droit ; un voisin qui jouit de deux droits et un voisin qui jouit de trois droits. Le voisin qui a trois droits, c'est le voisin musulman de proche parenté, car il jouit du droit du voisinage, du droit de l'islam et du droit de la parenté. Quant à celui qui a deux droits, c'est le voisin musulman : il jouit du droit de l'Islam et du droit du voisinage. Pour ce qui est du voisin qui a un seul droit, c'est le voisin polythéiste ».

Sache aussi que le droit du voisinage ne se limite pas seulement au fait de s'abstenir de toute gène et nuisance, mais consiste aussi à supporter la gêne, à être doux, à prendre l'initiative en matière de bien, à saluer son voisin, en premier à ne pas trop parler avec lui, à lui rendre visite en cas de maladie, à lui présenter ses condoléances en cas de malheur, à le féliciter en cas de joie, à pardonner ses fautes, à ne pas monter sur sa maison, à ne pas le gêner en empilant du bois sur ses murs ou en versant de l'eau dans sa gouttière et ses égouts ou en jetant du sable dans sa cour, à ne pas le suivre du regard lorsqu'il rapporte des produits chez lui, à préserver ce qui se dévoile de sa nudité, à ne pas écouter ce qui se dit dans sa maison, à baisser le regard pour ne pas voir sa femme et à être attentif aux besoins de sa famille pendant son absence.

 



 مختصر منهاج القاصدين
مختصر منهاج القاصدين

صر لتلخيص كتاب منهاج القاصدين لابن الجوزي الذي هوتلخيص لكتاب الإحياء للغزالي، فكان تلخيصاً مفيداً يرشد الطالب ويوضح المقصود ويفي بالغرض المأمول يشمل جانباً من العبادات والعادات والمكاسب والإصلاح الاجتماعي والعقيدة والأخلاق  والتاريخ وسعة رحمة الله تعالى، كما يتحدث عن المهلكات والمنجيات

Revivification de la spiritualité musulmane
Revivification de la spiritualité musulmane

Revivification de la Spiritualité Musulmane [ Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn ] - Ihyâ 'Ulûm al-Dîn de Ghazâlî réécrit par Ibn Qudâma al-Maqdisî pour le rendre encore plus accessible.


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