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La Plume de l'Islam
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LE DEUXIEME QUART
Les coutumes et les habitudes
Le livre des règles de la compagnie, de la fraternité,
de la cohabitation avec les créatures
Le droit du musulman, des proches, des voisins etc..
Parmi les droits du musulman, il y a ceux qui consistent à le saluer en le croisant, à répondre à son
invitation, à lui souhaiter la miséricorde lorsqu'il éternue, à lui rendre visite s'il tombe malade, à assister à
ses funérailles s'il meurt, à respecter son serment, à le conseiller s'il demande conseil, à le préserver pendant
son absence, à aimer pour lui ce que tu aimerais pour toi-même et à détester pour lui ce que tu détesterais pour toi-même.
Tout ceci est, du reste, transmis par les traditions.
Il y a également ceux qui consistent à ne nuire à aucun musulman par des actes ou des paroles, à être humble
avec les
musulmans sans s'enorgueillir devant eux, à ne pas écouter ce que les uns colportent contre les autres, à ne pas
transmettre aux uns ce que tu as entendu chez les autres et à ne pas aller au-delà de trois jours lorsque tu romps
avec l'un d'eux en raison du Hadîth célèbre en ce sens. Il existe, d'ailleurs, un autre
Hadîth rapporté par Abu Hurayra - رضي الله عنه -
où le Prophète
- صلى الله عليه و سلم -
dit :
« II n'est pas licite pour un croyant de rompre
avec un croyant au-delà de trois jours. S'il le croise au bout de trois jours il doit le saluer. Si l'autre répond
à la salutation, ils se partagent tous les deux la récompense. Si l'autre croyant ne répond pas, le premier s'affranchit
de cette rupture ».
Sache également que cette rupture porte sur ce qui est relatif au bas-monde.
Pour ce qui est du droit qu'exigé la foi,
la rupture des liens avec les adeptes des innovations blâmables et des égarements doit durer tant qu'ils ne manifestent
pas la repentance et le retour à la vérité.
Ces droits consistent aussi à faire du bien aux musulmans dans la mesure du possible,
à ne pas entrer chez l'un d'eux
sans son autorisation et à demander trois fois la permission d' entrer et si on la refuse, de partir.
Ces droits impliquent également de traiter les gens avec bonté en traitant chacun selon ses dispositions
et ses aptitudes,
car si l'on accueille l'ignorant avec la science, le négligent avec le fiqh et l'idiot avec l'éloquence, on risque de gêner
et d'être gêné.
Ces droits consistent également à respecter le vieillard, à prendre en miséricorde les enfants,
à avoir un visage réjoui
avec toutes les créatures, à honorer la promesse vis à vis d'eux, à être juste et équitable avec les gens même si
c'est à ses propres dépens et à ne leur apporter que ce que le fidèle aime qu'on lui rapporte.
Al-Hasan - رضي الله عنه -
a dit : « Allah - تعالى - a révélé à Adam - que la Paix soit sur lui —
quatre paroles et lui a dit : elles renferment
le tout de l'affaire pour toi et ta descendance : une est pour Moi, une est pour toi, une entre Moi et toi et une entre
toi et les Créatures. Celle qui est pour Moi consiste à M'adorer et à ne rien M'associer. Celle qui est pour toi
c'est ton œuvre pour laquelle Je te récompense et dont tu as le plus besoin. Celle qui est entre Moi et toi,
c'est qu'à toi incombe l'invocation et à Moi l'exaucement. Quant à celle qui est entre toi et les Créatures,
elle consiste à leur tenir compagnie comme tu aimerais qu'elles te tiennent compagnie. »
Ils consistent aussi à avoir plus de respect pour les gens de grande notoriété,
à réconcilier les musulmans et à préserver leurs nudités.
Sache également que celui qui médite sur la préservation d'Allah - تعالى -
pour les pécheurs dans
le bas-monde, se conforme à Sa bienveillance. En effet, Dieu a exigé en matière de témoignage contre la fornication,
qu'il y ait quatre témoins intègres qui attestent avoir vu et assisté directement à l'accomplissement de l'acte sexuel.
Ce qui est extrêmement rare, si ce n'est pas impossible. Aussi au vu des effets de Sa générosité dans le bas-monde,
on espère cela de Lui dans la vie future.
Ces droits consistent également à éviter pour le fidèle les lieux qui
favorisent l'accusation, pour éviter aux cœurs des gens de le suspecter
et à leurs langues de médire de lui.
Ils consistent également à commencer par saluer chaque musulman avant que ce dernier ne lui adresse la parole
et à lui
serrer la main, car c'est ce qui est recommandé par la Sunna. En effet, on rapporte, d'après Anas
- رضي الله عنه - que le Prophète
- صلى الله عليه و سلم -
a dit :
« Chaque fois que deux musulmans se croisent en chemin et
qu'ils se serrent la main, il sied à Allah - تعالى - d'être témoin de leur invocation et
de leur pardonner avant qu'ils se séparent ».
Il est dit dans un autre Hadîth :
« Lorsque le croyant serre la main à un autre croyant, cent miséricordes
descendent
sur eux, dont quatre-vingt dix-neuf pour celui qui est le plus souriant et qui a le meilleur caractère ».
Cela dit, il n'y a pas de mal à baiser la main de celui qui a une grande notoriété dans la religion et à s'embrasser.
Quant à tenir les étriers par respect pour les savants, Ibn Abbâs l'avait fait à l'égard de
Zayd ibn Thâbit - رضي الله عنه -.
De même, il est bon de se lever pour les gens de grand mérite, mais il est interdit de s'incliner
devant quiconque.
Ces droits consistent pour le fidèle à protéger l'honneur de son frère la foi ainsi que sa personne et
ses biens
contre les atteintes d'autrui, à lutter pour lui et à faire triompher sa cause. De même, lorsque ce frère subit
un malheur, il faut le ménager et le soutenir, conformément au Hadîth rapporté par 'Âisha
- رضي الله عنها -. Du reste Muhammad
ibn al-Hanafiyya disait : « Celui qui ne fréquente pas avec bonté un homme dont il ne peut échapper à sa fréquentation
jusqu'à ce qu' Allah - تعالى - lui procure une issue favorable n'est pas sage. »
Ces droits consistent à éviter la fréquentation des riches, à se mêler aux pauvres, à être bon envers les
orphelins
et à visiter les malades. D'ailleurs, les règles que le visiteur doit suivre consistent à mettre sa main sur le malade,
à s'enquérir de son état, à ne pas rester trop longtemps à son chevet, à lui montrer de la douceur, à lui souhaiter
le bon rétablissement et à fermer les yeux sur le désordre qui peut exister sur les lieux. De même, il est recommandé
pour le malade de faire ce qui est rapporté chez Muslim d'après le Hadîth transmis par Othmân
ibn Abî al-'As - رضي الله عنه -. En effet,
ce dernier s'est plaint à l'Envoyé de Dieu
- صلى الله عليه و سلم -
d'un mal dans son corps qu'il ressentait depuis qu'il avait embrassé l'Islam. L'Envoyé de Dieu
- صلى الله عليه و سلم -
lui dit
ceci :
« Mets ta main sur l'endroit de ton corps qui te fait mal puis répète trois fois : Au Nom d'Allah. Ensuite répète
sept fois cette formule : je cherche refuge auprès de La Gloire et de la Toute-Puissance d'Allah contre le mal de ce que
je ressens et j'appréhende ». Cela dit les règles que le malade est tenu d'observer tiennent en ceci : la patience,
l'absence de plainte et d'angoisse, le recours à l'invocation et le fait de s'en remettre en toute confiance à
Allah - تعالى - ».
Ces droits consistent aussi à assister aux funérailles des musulmans et à visiter leurs tombes, car le but
de participer aux funérailles réside dans le fait de s'acquitter d'un droit à l'égard des musulmans et dans
l'édification ; al-A'mash disait : « Nous assistions aux funérailles et nous ne savions pas à qui nous devions
présenter nos condoléances tellement tout le monde était triste. » De même la visite des tombes a pour but l'invocation,
l'édification et l'adoucissement des cœurs.
Les règles relatives à la participation aux funérailles consistent à marcher, à observer le recueillement,
à éviter les conversations, à regarder la dépouille du mort, à réfléchir à la mort et à s'y préparer.
Pour ce qui est des droits du voisin, sache que le voisinage implique un droit au-delà de ce qu'exigé la
fraternité
en Islam. Ainsi le voisin mérite ce que mérite tout musulman et même plus. En effet, il est rapporté dans le Hadîth :
« II y a trois sortes de voisins : un voisin qui jouit d'un seul droit ; un voisin qui jouit de deux droits et
un voisin qui jouit de trois droits. Le voisin qui a trois droits, c'est le voisin musulman de proche parenté,
car il jouit du droit du voisinage, du droit de l'islam et du droit de la parenté. Quant à celui qui a deux droits,
c'est le voisin musulman : il jouit du droit de l'Islam et du droit du voisinage. Pour ce qui est du voisin
qui a un seul droit, c'est le voisin polythéiste ».
Sache aussi que le droit du voisinage ne se limite pas seulement au fait de s'abstenir de toute gène et
nuisance,
mais consiste aussi à supporter la gêne, à être doux, à prendre l'initiative en matière de bien, à saluer son voisin,
en premier à ne pas trop parler avec lui, à lui rendre visite en cas de maladie, à lui présenter ses condoléances
en cas de malheur, à le féliciter en cas de joie, à pardonner ses fautes, à ne pas monter sur sa maison,
à ne pas le gêner en empilant du bois sur ses murs ou en versant de l'eau dans sa gouttière et ses égouts
ou en jetant du sable dans sa cour, à ne pas le suivre du regard lorsqu'il rapporte des produits chez lui,
à préserver ce qui se dévoile de sa nudité, à ne pas écouter ce qui se dit dans sa maison, à baisser le regard pour
ne pas voir sa femme et à être attentif aux besoins de sa famille pendant son absence.
مختصر منهاج القاصدين
صر لتلخيص كتاب منهاج القاصدين لابن الجوزي الذي هوتلخيص لكتاب الإحياء للغزالي، فكان تلخيصاً مفيداً يرشد الطالب ويوضح المقصود ويفي بالغرض المأمول يشمل جانباً من العبادات والعادات والمكاسب والإصلاح الاجتماعي والعقيدة والأخلاق والتاريخ وسعة رحمة الله تعالى، كما يتحدث عن المهلكات والمنجيات
Revivification de la spiritualité musulmane
Revivification de la Spiritualité Musulmane [ Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn ]
- Ihyâ 'Ulûm al-Dîn de Ghazâlî réécrit par Ibn Qudâma al-Maqdisî pour le rendre encore plus accessible.